06/10/2009

Villa Rucquoy: de mal en pis...

Villa Rucquoy: de mal en pis...

Il y a quelques temps, j'évoquais ici la volonté de la commune de vendre la Villa Rucquoy, une grosse maison avenue Debecker (face à l'avenue du Bois de Sapins).  Achetée par la commune en 1976, elle a depuis servi au service enseignement de la commune - pour des activités d'animation culturelle et de soutien scolaire.

villa rucquoy

L'idée d'Olivier Maingain était de la vendre pour payer la rénovation du Château Malou.  Début 2008, le Conseil Communal approuvait cette vente pour la somme de minimum 2,3 millions d'Eur.  Pour une maison sombre sur un terrain très boisé, le prix nous semblait absurdement élevé, malgré les 80 ares de terrain - après tout, ce n'est pas un château non plus et tout est à refaire dans la maison pour la transformer en une habitation familiale. 

La première mise en vente a été un échec: pas d'offre.  Et la commune a dû payer les frais de publicité et de mise en vente...

Pas grave, le Collège est revenu avec une autre proposition: puisqu'on ne peut vendre à 2,3 millions, vendons moins cher (1,2 millions) sur un terrain plus petit (40 ares).  Ce qui, soit dit en passant, met le terrain non constructible (que garde la commune) à 1,1 millions.  Bon, donc, étape suivante: remise en vente fin septembre 2009, mise à prix 950 000 € pour appâter des acheteurs.  Patatra, bis repetita: la meilleure offre reçue est de 600 000 €.  A peine plus du quart de la recette espérée initiale... Et nous sommes entretemps près de 2 ans plus tard - dans un marché immobilier moins favorable.

Une deuxième vente aura lieu à nouveau le 25 octobre - toujours avec 1200000 eur comme valeur minimum de vente et entame des enchères à 950000 €.  Je me demande qui y croit encore...

A ce stade, on peut légitimement se demander:

  • quelle est la compétence d'expertise immobilière utilisée par la commune (les propriétés communales, c'est de l'(in)compétence de M. Nahum-Hasquin),
  • combien cette (très mauvais) évaluation de départ a coûté : en baisse de valeur (10% de baisse = 100 000 €), la marché ayant fortement baissé, en intérêts perdus pendant 2 ans (1 000 000 € à 4% pendant 2 ans = 80000 €) et en frais de vente inutiles.  Au total, on ne doit pas être loin de 200000 € de gaspillés.
  • surtout, si pour 8-900000 €, valeur qu'obtiendra sans doute in fine la commune, il ne vaut pas mieux garder la villa Rucquoy dans le patrimoine communal...

Evidemment, le Collège restera sans doute sourd à nos remarques et critiques, même si celles-ci s'avèrent juste et démontrées par ces tentatives successives de vente.  Un vieil adage latin disait pourtant : "errare humanum est" (l'erreur est humaine), dont la suite souvent oubliée est "perseverare diabolicum" (persévérer -dans l'erreur- est diabolique).  Mais cet adage est-il encore écouté en politique ?

Belle journée,

Alain

 


10:39 Écrit par Alain De Plaen dans Information communale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : villa rucquoy |  Facebook |

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