09/12/2009

Copenhague... tout le monde en parle

Les journaux en sont pleins.  C'est le sujet à la mode: la conférence de Copenhague et le réchauffement climatique.

A Copenhague, l'ensemble des pays de la planète ou peu s'en faut vont essayer de trouver un accord afin de limiter les émissions de gaz à effet de serre.  But du jeu: limiter le réchauffement de la Terre, seul endroit viviable identifié de l'univers tout entier.

Au delà de la symbolique, je voudrais vous faire part de quelques réflexions.

D'abord, l'affirmation que "tout le monde est d'accord, aujourd'hui, pour dire que l'homme est responsable du réchauffement".  Ce qui n'est pas vrai, même si c'est le consensus aujourd'hui.  Le problème, c'est que cette vérité acceptée ne peut plus aujourd'hui être contredite, sous peine de se faire taxer d'abominable anti-environnementaliste vendu aux sociétés pétrolières (ou quelque chose d'approchant).  En cherchant un peu, vous trouverez sur le net beaucoup de commentaires, y compris de scientifiques de haut vol et de membres actifs du GIEC, mettant en doute cette conclusion. 

Soit, suivons l'avis majoritaire et acceptons que non seulement la terre se réchauffe - ce qui me semble même à mes yeux sceptiques un fait établi -, mais que l'homme en est responsable via les émissions de CO2.  Que faire ?  J'applaudis toutes les initiatives raisonnables de recherche de solutions "bas-carbone".  Mais une question, posée il y a quelques années par le statisticien B. Lomborg, reste ouverte: avons-nous raison de consacrer autant de milliards d'euros à limiter (et non supprimer) le réchauffement climatique, plutôt que de consacrer ce même argent à s'adapter à ce changement ?  Autrement dit : vaut-il mieux remplacer une centrale au charbon par des éoliennes en mer, ou construire des digues au Bengladesh pour compenser la montée des eaux ?

Prenons un autre exemple, l'alimentation bio.  Il est certain que la prolifération de produits chimiques n'est pas un plus en soi.  Mais engrais, mécanisation et pesticides permettent de multiplier les rendements par hectare.  Si le problème est "l'empreinte écologique", donc la surface nécessaire pour la production, coûts externes compris, ne faudrait-il pas encourager les rendements élevés ?  Et donc tout, sauf le bio ?

Dans le même ordre d'idée, ne faudrait-il pas alors encourager  fortement les habitants en ville: une maison 2 façades est plus efficace qu'une 4 façades.  Un appartemet l'est encore plus.  Une ville dense permet d'approvisionner en eau et électricité efficacement, avec des rendements élevés.  Idem pour les transports en commun.  Il n'est pas logique de vouloir construire dans des endroits perdus au milieu de la nature et de se plaindre de ne pas avoir un bus direct vers son boulot...  J'ai entendu récemment à la radio un fonctionnnaire se plaindre de devoir faire de longs trajest en voiture tous les jours, même pour acheter son pain: il habite un coin perdu dans les bois près de Bastogne et travaille à Bruxelles...  Faut-il vraiment le plaindre ?

Allez, je vais arrêter de râler, essayer de retourner à des pensées plus politiquement correctes et espérer qu'au moins une fois Copenhague passé, on pourra se repencher sur le non-développement en Afrique, la mal-gouvernance dans les dictatures comme dans nos démocraties... et peut-être même BHV ;-).

Bonne journée,

Alain


10:37 Écrit par Alain De Plaen dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

j'adore les idées politquement incorrectes qui osent exprimer la réflexion
Godelieve

Écrit par : godelieve | 09/12/2009

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