11/06/2010

On va y arriver ! (avec de la bonne volonté)

On va y arriver - avec de la bonne volonté

En Belgique, cela fait maintenant 3 ans que les discussions communautaires bloquent tout.  Mais l'origine en est à chercher un peu plus loin : alors que les tensions s'accumulaient, les gouvernements Verhofstadt se sont focalisés, avec succès d'ailleurs, sur l'emploi et l'économie.  Et ont laissé le communautaire de côté - et la pression de la marmite monter...

Dans l'opposition, le cartel CD&V-NV.A se démenait et a obtenu en 2007 une grande victoire électorale basée sur un mensonge (ou une erreur, selon qu'on veut croire à de la naïveté ou à de la duplicité) : tout se résoudra au moyen de "5 minutes de courage politique".  Les 5 minutes se sont éternisées : il fallait bien cela pour que chacun évolue.  Côté flamand, à comprendre que la méthode du passage en force ne marche pas, et côté francophone, à accepter que ne rien vouloir changer n'était pas tenable.  Il a fallu 2 ans pour faire évoluer les mentalités - on y est aujourd'hui.  Il faut maintenant une dernière étape importante : trouver une solution au communautaire, qui est le seul véritable enjeu de ces élections, avant de pouvoir à nouveau s'attaquer à l'économie, à l'emploi, au bien-être.

Le cdH, par la voix de sa présidente-fondatrice (à vie ?), a publié un grand encart dans les journaux : "on va y arriver".  Et j'y crois.  Oui, on va y arriver, malgré les tensions accumulées, malgré les déceptions et les rancoeurs, malgré les obstacles tendus par l'opposition (quelle qu'elle soit !), malgré le score vraisemblablement élevé de la NV.A. 

On va y arriver, parce que les discours ont changé.  Chacun des acteurs de ce (parfois grotesque) vaudeville politique a compris que, pour BHV, pour nos institutions, il faut trouver un point d'équilibre par la voie de la discussion.

On va y arriver, mais sous la condition de mettre autour de la table ceux et celles qui sauront négocier - et négocier, ce n'est pas que du contenu, c'est aussi de la forme.  C'est là que nous avons, nous électeurs, notre mot à dire !

Qui voulons-nous avoir autour de la table ?  Qui saura concilier un contenu de qualité, une vision à long terme d'une Belgique sur les rails du 21è siècle, à un style qui évite bloquages, diabolisations et déclarations tapageuses ?  Qui saura placer l'intérêt de tous ses concitoyens avant celui de sa personne, de son parti ou même de "ses" électeurs ?  Qui saura être l'homme d'Etat (ou la femme) dont la Belgique a besoin ?  Celui-là (ou celle-là) - et je parle ici des "ténors", en tête de liste - a besoin de notre vote pour assoir sa crédibilité, comme les 800'000 voix d'Y. Leterme l'avait imposé en 2007. 

Ce dimanche, votons pour la Belgique du 21è siècle, dans un nouvel équilibre.  Votons pour des hommes d'Etat : ceux et celles qui ne font pas uniquement ce qu'il faut pour être élu, mais surtout ce qu'il faut une fois élu !

Excellent weekend électoral,

Alain

P.S.  Voter pour les ténors ne suffit pas - à vous de repérer parmi les autres candidats ceux et celles que vous voulez voir devenir les ténors de demain.  Je vous en propose trois - mais il y en a d'autres, dans tous les partis.

10:48 Écrit par Alain De Plaen dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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